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La Porte Sainte se referme

Presque un an après l'avoir ouverte, le Pape François a refermé la Porte Sainte ce dimanche 20 novembre marquant ainsi la fin de l'année de la Miséricorde

le Jeudi 17 novembre 2016

La Porte Sainte se referme sur une année que l’Eglise nous a donnée pour redécouvrir l’importance de la miséricorde dans nos vies. Recevoir la miséricorde de Dieu pour pouvoir en vivre et être à notre tour miséricorde autour de nous.

La miséricorde est dans les gênes du chrétien. C’est ce qui coule dans les veines du disciple de jésus qui se laisse habiter par le christ. L’amour doit l’emporter sur tout. Sur nos rancunes, sur nos manques de courage de faire le premier pas, car c’est du pardon que peut naître un monde d’amour et de fraternité.

Nous sommes dans un monde où souvent le pardon est considéré comme une faiblesse. Alors qu’il est souvent le signe d’une force intérieure et d’un désir de ne jamais enfermer l’autre dans ses erreurs et de croire toujours en lui et en sa capacité à pouvoir sortir des ornières dans lesquelles il s’enfonce.

Toute l’Eglise a redécouvert le sacrement de la réconciliation dans ce qu’il a de plus beau et fort. Non pas comme un lieu de culpabilité, mais un lieu où l’on se met sous le regard de son Dieu et où l’on peut entendre ses paroles de réconciliation qui permettent toujours de répartir plus fort et plus beau.

En vivant le sacrement de la renonciation et en faisant l’expérience de l’amour miséricordieux, nous pouvons nous aussi, forts de cette expérience qui a renouvelé notre cœur, devenir acteurs de réconciliation dans nos familles, nos quartiers, nos villes et même notre pays.

Notre pays n’a jamais eu autant besoin de réconciliation. On cherche plus aujourd’hui à trouver ce qui nous divise que ce qui nous unit, et cela par simple intérêt personnel et dans quelque bord politique que ce soit.

Ce n’est pas en montant les gens les uns contre les autres en raison de leur condition sociale, leur origine ou leur religion qu’on fait un pays. Là, les chrétiens ont un rôle primordial à jouer : ne pas entrer dans le jeu de la division, mais tout faire pour chercher ce qui nous unit et construire plus de fraternité et d’égalité avec ceux qui le veulent bien.

Oui une année sainte se termine et elle nous renvoie à la question : « là où je vis, suis-je acteur de réconciliation ? » Si je ne le suis pas encore, peut-être ai-je besoin de me réconcilier avec moi-même et avec mon Dieu. Profitons de l’Avent qui va bientôt commencer pour vivre un chemin de réconciliation et devenir signe de pardon à la suite de jésus. Là nous vivrons.

Ce dimanche à partir de 15h à la cathédrale de Cambrai aura lieu la clôture de l’année sainte. Cela peut être l’occasion de commencer un chemin personnel de réconciliation en terminant cette année tous ensemble.

Article publié par Paroisse • Publié Jeudi 17 novembre 2016 • 192 visites

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