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Le carême : marchons vers Pâques !

Un dépliant pour ré-expliquer la démarche de conversion du carême.

Qu’est-ce que le Carême ?

Le mot « carême » vient du latin quadragesima, qui signifie quarantième (sous-entendu : jour), le quarantième jour étant le jour de Pâques. Ce temps nous rappelle les quarante jours du Christ au désert mais aussi les quarante années que le peuple juif passa en exil avant d’entrer sur la Terre promise. Durant ce temps l’Église nous invite à nous préparer à la grande fête de Pâques qui commémore la résurrection du Christ, venu libérer tous les hommes du poids de leurs entraves et proposer l’amour à tous.

Le Carême pour quoi faire ?

Le Carême n’est pas seulement un temps de sacrifice ou de pénitence, c’est avant tout une invitation à nous concentrer sur l’essentiel : Jésus-Christ. Mais garder ses yeux sur Lui, le suivre et l’imiter, est exigeant. Cela demande de choisir entre la vie d’amour que propose le Christ et nos petits égoïsmes… Le Carême est un temps pour revenir à l’essentiel et considérer le superflu et l’accessoire à leur juste place. Faire pénitence c’est se détacher de ce qui nous retient, s’ouvrir aux autres et se convertir au Christ pour accéder à la vraie liberté d’aimer comme Lui nous a aimé jusqu’à donner sa vie.

L’Église nous accompagne

Du mercredi des Cendres, qui nous rappelle que notre vie sur terre n’est qu’un passage, à la nuit de Pâques qui nous montre que l’Éternité nous attend, il y a quarante jours de préparation. Pour atteindre ce nombre symbolique, il faut enlever les cinq dimanches du Carême ainsi que le dimanche des Rameaux, qui ne sont pas des jours de pénitence. En effet, même pendant le Carême, nous sommes invités, le dimanche, à célébrer la résurrection du Seigneur. A travers la messe de chacun de ces jours de Carême, l’Église nous donne un nouvel élan pour profiter pleinement de ce temps de Carême.

Temps de conversion, temps de pardon

Les jeûnes et sacrifices nous apprennent la maîtrise de soi, ainsi que la liberté face à bien des choses dont nous sommes très souvent dépendants : télévision, cigarettes, nourriture, loisirs, dépenses… Autant de choses bonnes, qui ne sont pas à mépriser mais qui nous éloignent de l’essentiel. Le Carême nous apprend que nous pouvons être comblés par Dieu seul. Ce temps de conversion doit être marqué par le pardon. Le pardon redonne vie et recrée l’amour entre les hommes, dans les familles ou entre les époux. Le pardon reçu de Dieu renoue le lien entre l’homme et son créateur. Inlassablement nous devons pardonner comme Dieu nous pardonne. Les chrétiens doivent être des artisans de pardon car le pardon amène la joie et le salut pour l’éternité. Aussi le Carême est-il le temps idéal pour recevoir le pardon de Dieu à travers la confession.

Temps de partage, temps de dons aux autres

Une chose est de donner un peu d’argent à ceux qui en ont besoin, une autre est d’avoir un cœur ouvert. Nous pourrions donner une obole à une « bonne œuvre » et nous en contenter. Comment devenir comme la veuve de l’Evangile qui a donné plus que son nécessaire ? Si Dieu nous a donné la santé, l’argent, la joie d’une famille, nous ne l’avons pas mérité par nous-mêmes, nous ne pouvons pas dire « tant mieux pour moi, tant pis pour les autres ». S’Il nous en a fait don c’est pour pouvoir partager avec ceux qui nous entourent. Les chrétiens apprennent à se donner comme le Christ s’est donné pour chacun de nous.

Chemin vers Pâques, chemin vers le Christ ressuscité

Le Christ est ressuscité ; il nous appelle à la vie divine ; il a partagé nos souffrances et nos peines. Souvent notre foi et notre pratique religieuse deviennent banales, sans saveur… Et pourtant le Christ nous aime et a donné sa vie pour nous ! Ainsi le Carême est un temps privilégié pour aller boire à la source et au cœur du mystère de la foi, pour redécouvrir le Christ ou pour revivifier notre ardeur. Il nous faut lutter, changer, nous convertir. Mais ces efforts se font dans la joie de savoir que Jésus-Christ nous aime et à travers nous, aime toutes l’humanité. C’est au cours de la nuit de Pâques, dans la lumière de la Résurrection du Christ, que les personnes ayant souhaité entrer dans l’Église, « catéchumènes », seront baptisés. Le Carême marque la fin de leur préparation à une nouvelle vie.

Est-ce le ramadan des chrétiens ?

Sans offenser les musulmans, dont le jeûne et les temps de prière peuvent être impressionnants, le Carême chrétien est différent. Il est préparation à la victoire d’un Dieu fait homme, sur le mal. Le réduire à la pénitence serait erroné ; le Carême n’est pas une simple obéissance à une loi religieuse mais une étape de conversion profonde, par la prière qui nous unit à notre créateur et sauveur. L’extérieur compte peu, c’est notre cœur qui doit changer. C’est un élan d’amour vers Dieu pour répondre à son appel… Il est mort et ressuscité et comme Lui nous passons du détachement (nos privations) à la lumière de Pâques (notre conversion).

Se priver n’est pas un peu facile quand on est dans un pays riche ?

C’est vrai, donner un peu quand on a beaucoup n’est pas grand-chose ; mais en même temps c’est un premier pas, un premier effort, et en donnant aux autres, pas forcément de l’argent mais aussi de son temps et de son attention, on découvre qu’on peut semer la joie ; et plus on donne plus on peut rendre heureux ceux qui nous entourent et être pleinement heureux nous-mêmes. Mais ne rien donner sous prétexte que c’est peu, n’est-ce pas pire encore ?

Dire qu’on fait pénitence n’est-ce pas se donner bonne conscience facilement ?

Le chrétien ne pense pas être meilleur que les autres, au contraire il sait qu’il fait des fautes, qu’il fait preuve d’égoïsme, qu’il n’est pas assez généreux et il ne juge personne. La Carême lui permet de se corriger, d’être meilleur avec l’aide du Christ, non pas en faisant de grandes démonstrations extérieures, mais dans le silence et la discrétion, en changeant son cœur. Clamer haut et fort que l’on fait des sacrifices serait hypocrite. Le bien ne fait pas de bruit et le chrétien sait que faire le bien demande un perpétuel recommencement. En se pensant parfait on est égoïste. Le chrétien sait qu’il est imparfait mais aussi que Jésus-Christ l’aime dans sa misère et ses défauts ; c’est ce qui donne à tout chrétien le désir d’être meilleur, pour Dieu et pour les autres.

Les chrétiens aiment donc souffrir ?

L’essence du Carême ne consiste pas d’abord à nous priver de certaines choses matérielles. Si l’Église nous demande de faire pénitence, ce n’est pas pour nous punir, mais c’est pour nous aider à changer. C’est une manière de nous inviter à nous débarrasser de l’orgueil, de l’égoïsme, de la division et de tout ce qui nous empêche de vivre en communion avec Dieu. Le Carême est en effet le moment idéal pour faire un effort sur soi en vue d’éliminer tout ce qui est source de blessure pour autrui. Le Carême nous invite à voir qu’en toute situation il y a toujours la possibilité de faire germer l’amour. Le Carême nous invite à vaincre la violence par l’amour.

Et vous aujourd’hui ?

Profitez de ce temps pour essayer de mieux connaître le Christ, pour être plus proche de lui, pour recevoir son pardon dans la confession.

³ Alors que tant de gens souffrent et sont démunis, c’est l’occasion de se détacher un peu du superflu qui encombre nos existences.

³ Tournons-nous vers les autres, ils ont besoin de nous, de notre attention, de notre amour.

 

Le carême est une invitation à donner, à aimer.

Chrétiens, réveillons-nous, faisons connaître le Christ réssuscité !

Source : http://www.paroisse-dubonpasteur.com/

 

 

Article publié par Anne- Fleur • Publié Mardi 17 février 2015 • 1156 visites

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